Je ne veux pas travailler!

Carme Giménez

10 novembre, 2009

La fin de la période de loisirs et le retour au travail peuvent entraîner des troubles physiques et psychologiques. Une partie considérable de la population souffre de ce désordre, résultat du changement d'habitudes et du retour à la routine après les vacances. Cela concerne avant tout les personnes qui ne sont pas complètement satisfaites de leur style de vie, car si le travail est considéré comme satisfaisant et comme un moyen d’épanouissement personnel, la fin des vacances ne doit pas entraîner de gêne.

Le syndrome post-vacance n’est pas une maladie, mais un trouble qui génère des malaises passifs. Tout comme les adultes, les enfants peuvent en souffrir, car ils sont également sujets au stress lorsque les loisirs sont terminés après l'été et que le jour du retour à l'école approche.

Cette crise ne devrait pas durer longtemps, généralement entre un et dix jours, c'est le temps dont le corps a besoin pour s'adapter à une situation différente, et son origine est le changement des biorythmes de la vie quotidienne. Si l'inconfort dure plus longtemps, cela peut être dû à un autre facteur.

Les physiciens comptent parmi les symptômes les plus courants: fatigue, manque d’appétit, somnolence, manque de concentration, tachycardie, douleurs musculaires, mal au ventre ou insomnie. Nous trouvons également des médiums: manque d'intérêt, irritabilité, angoisse, nervosité, malaise, sentiments de tristesse et d'indifférence. Le stress post-vacance affecte davantage les personnes qui effectuent un travail de routine et celles qui ont tendance à idéaliser leurs loisirs comme le point culminant de leur bien-être personnel.

La valeur du travail
Du point de vue de la saison de loisirs dans laquelle nous vivons, le travail n’est pas assez valorisé et a l’air méprisant, alors qu’il est en fait le pilier de la vie d’une personne et devrait être une source de satisfaction et de réalisation personnelle. Lorsque nous ne le voyons pas de la sorte et que nous ne cherchons pas à savoir ce que cela représente pour son utilité sociale et son développement personnel, c’est quand nous pouvons souffrir de ce syndrome, car la monotonie des tâches quotidiennes sera supérieure à l'initiative et la créativité que nous pouvons fournir.

C'est pourquoi il est important que nous ne nous résignions pas à vivre de manière parasitaire et que nous n'imposons pas nos propres limites ni celles qui nous confèrent un certain travail. Nous devons essayer de sortir des cercles fermés qui ne nous fournissent pas d’incitations et nous définissent des objectifs qui nous aident à améliorer notre estime de soi.

Travaillez de façon créative, c'est-à-dire engagez-vous dans le travail que nous accomplissons avec enthousiasme, loin de ce syndrome, qui peut devenir chronique et devenir un motif d'insatisfaction dans la vie.

Sommes-nous assez satisfaits?
Si nous voulons savoir quel niveau d'adaptation nous avons au travail que nous développons, nous pouvons poser les questions suivantes proposées par le psychologue CM Espinalt: dans le choix de votre profession, avez-vous choisi les autres? Quand vous allez au travail, trouvez-vous les personnes que vous trouvez mal et tristement? Au matin, vous trouvez-vous malheureux ou découragé? Ayant une vocation pour une carrière particulière, exercez-vous une profession qui ne correspond pas à vos penchants? Avez-vous souvent l’idée de disparaître ou de vous échapper de votre environnement social actuel? N'aimez-vous pas parler de choses qui font référence à votre travail?

Si vous réfléchissez à ces problèmes, vous aurez une orientation sur le niveau de vocation du travail que vous faites et, par conséquent, sur la possibilité de souffrir de trouble post-vacance et sur quelle intensité.

Les mesures visant à corriger ces symptômes commencent à prendre pour acquis que le changement de routine quotidienne peut être à l'origine de gênes et qu'il faut donc adopter une attitude plus positive à l'égard du travail ou des études, en les considérant comme une source d'idées nouvelles et des projets d’auto-amélioration. Il est important de rechercher les aspects positifs de l'environnement de travail et de ne pas penser qu'un retour à cet environnement est synonyme de retour à une vie ennuyeuse et routinière.

Cependant, même si nous n'orientons pas la situation de manière plus positive, nous pouvons atténuer les désagréments post mortem en effectuant certaines techniques de relaxation et de respiration, techniques permettant d'optimiser le temps et l'exercice. Il convient de noter que ces techniques ne sont pas utilisées pour éviter le problème mais apprennent à contrôler les effets physiologiques générés par la situation.

Par conséquent, nous devons tirer parti de l’énergie positive de l’été pour retrouver le bonheur, changer ce qui n’est pas approprié et faire ce que nous voulons dans nos vies, pour que le jour au jour ressemble davantage à la la vie que nous voulons apporter.

LIVRE RECOMMANDÉ

Brève histoire du futur. Jacques Attali

Ed. Maintenant des livres

l'auteur

Carme Giménez

Directeur du Centre de psychologie et de graphologie

Docteur en psychologie pour l'URL. Professeur de psychoesthétique, psychomotricien et diplômé en orthophonie, graphisme et gestion d'entreprise. Professeur de l'URL et de l'UOC. Membre d'honneur de l'Association des Graphoanalystes Consultatifs (AGC).

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